D’une ferme en case à volaille d’or : l’histoire d’un homme résilient.

Temps de lecture : 5 minutes

On ne cessera jamais de le dire, il n’y a pas de sot métier. De plus, la formation de base qu’on a eu lors de nos études, ne détermine pas forcément notre carrière professionnelle bien qu’elle puisse y contribuer.

Il y a quelques semaines vous avez lu notre article de motivation qui avait pour thème : « C’est Possible« . Si cet article vous a motivé, sachez que l’histoire de notre modèle de ce mois vous motivera encore plus.

Le déclic

Après l’obtention de son baccalauréat série D, il commence ses études en Finance Comptabilité. C’est alors qu’il découvre dans un documentaire télévisé le manque existant dans le domaine de la volaille en Côte d’ivoire. Un manque qui emmenait le pays à toujours en importer. Dès lors, il décida de se lancer dans l’entrepreneuriat dans le secteur de la volaille en commençant avec le produit qui lui était plus accessible : le poulet. Son objectif était d’améliorer, à travers sa ferme, les failles qu’il avait constaté au niveau de ceux qu’il appelle aujourd’hui ses concurrents directs, en occurrence « CoqIvoire », « Foani ».

Dès lors, il commença par faire des recherches pour se renseigner et se former sur internet mais également auprès des personnes déjà dans le domaine. 

Ben Aziz, un « grouilleur » dans l’âme

Lorsqu’il voulut démarrer son activité, il reçut un devis de deux millions de francs CFA. Une somme qu’il n’était pas en mesure d’avoir n’ayant pas de soutien financier. Jeune « grouilleur », il mena plusieurs activités dans le but de se constituer une somme suffisante pour lancer sa ferme. Il fut vendeur d’ignames, gérant de cabine, maître de maison et aide maçon, ce qui lui permit d’épargner la somme de 60 000 francs CFA avec laquelle il débuta son activité. Une somme qui représentait une fortune pour lui en son temps. Une fois cette somme atteinte, il n’hésite pas à démarrer son activité avec les moyens de bord. En effet, il commença sa ferme à domicile avec des briques entreposées et une bâche noir posée sur le sol sans ciment.

Le premier poulailler de Ben Aziz Konaté

Contrairement à de nombreux jeunes, notre modèle du mois Ben Aziz Konaté n’a pas attendu de recevoir un quelconque financement de l’État ou d’une banque et il ne s’en est pas plaint. Il ne s’est pas apitoyé sur son sort mais, il a plutôt cherché son propre financement en menant des activités lucratives et en s’auto disciplinant de sorte à épargner pour obtenir l’argent qu’il lui fallait pour démarrer son activité.

Ben Aziz Konaté, un modèle d’entrepreneur persévérant

Comme la plupart des entrepreneurs, la première initiative n’est généralement pas un succès. Mais, faire preuve de persévérance nous assure bien souvent un succès inimaginable. Notre modèle du mois n’a pas fait l’exception. En effet, seulement 21 jours après avoir démarré son activité, un chien vint malheureusement dans la case qui lui servait de ferme, au cours d’une nuit pour manger la moitié des poussins.

Mais, comme tout bon entrepreneur, notre modèle du mois ne s’est pas arrêté à cet échec. Il continua toujours son activité avec le peu de moyens matériels et financiers qu’il avait.

La résilience qui est l’un des piliers pour réussir un projet entrepreneurial, notre modèle en a fait preuve

Dormir à la ferme pour surveiller ses poulets, partir à l’école au réveil dans le but d’avoir son diplôme, faire du porte à porte pour pouvoir commercialiser ses premiers stocks de poulet, étaient le train-train quotidien de notre modèle du mois qui ne laissait rien l’ébranler.

Notre modèle du mois à également essuyé des moqueries, parce qu’il donnait l’impression d’être un désœuvré pour certains de ses proches qui n’estiment pas normal qu’un jeune diplômé, toujours étudiant décide de se lancer dans l’élevage de poulet alors que la plupart des jeunes cherchent à être diplômés pour passer des concours ou être cadre dans une entreprise. Pour eux, Ben Aziz Konaté était certainement un échec.

Bien que difficile, Ben Aziz Konaté, par sa détermination et grâce au soutien de certains proches, ne baissa pas les bras.

Tout comme l’élevage de poulet est une succession d’étapes, notre modèle a franchi toutes les étapes difficiles de sa vie et a su se démarquer dans ce secteur par son acharnement et sa volonté de changer positivement les choses.

Aujourd’hui, la case qui lui servait de ferme s’est transformée en « Volaille d’or », son entreprise.

Aujourd’hui, Volaille d’or se trouve dans plusieurs communes d’Abidjan mais également dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Aujourd’hui, la petite ferme de Ben Aziz s’est transformée en une unité de production. En effet, notre jeune et ambitieux entrepreneur, a mis en place un restaurant qui transforme cette volaille en repas chaud à la manière KFC mais en version ivoirienne.

Des prix bien mérités pour un modèle excellent.

Tout ce travail acharné mérite bien des honneurs ! Et ce n’est pas notre modèle qui dira le contraire. En effet, en 2016 il reçoit le grand prix de “la Business Plan Competition” mais également le prix national d’excellence du meilleur chef d’entreprise « catégorie jeune » en Côte d’Ivoire. Puis, en 2017, à l’âge de 21 ans, il reçoit le prix du meilleur jeune entrepreneur africain à « l’Anzisha Prize ». C’est entre autres les trophées glanés par notre modèle du mois.

Par ailleurs, notre modèle du mois ne se contente pas de briller mais il aide également d’autres personnes à briller à travers des formations et partages d’expérience qu’il donne aux jeunes. En plus d’être sollicité par la banque mondiale pour des formations toujours dans le même cadre, il est aussi consultant formateur à la Banque Africaine de Développement (BAD), chose qu’il fait passionnément sans demander une rémunération, mais se créant plutôt un réseau pour le futur.

À ce niveau de cet article, j’ai juste envie de marquer une pause et de crier : waouh! ?Tant il est inspirant!

Aujourd’hui, âgé de seulement 25 ans, notre modèle du mois est millionnaire et son objectif est d’être milliardaire d’ici son 30ème anniversaire.

Que dire de plus si ce n’est lui souhaiter d’atteindre cet objectif et même d’aller au-delà.

Jeune, voici un modèle qui renferme tout ce dont notre génération a besoin pour changer positivement les choses, j’espère que son histoire vous inspirera.

N’hésitez pas à nous laisser votre commentaire pour dire ce que vous pensez de notre modèle du mois mais surtout, partagez pour inspirer d’autres proches.

7 Thoughts to “D’une ferme en case à volaille d’or : l’histoire d’un homme résilient.”

  1. Shamilda

    Merci Marlu pour cet article inspirant ❤️?

  2. Bintou

    ce Jeune a eu un parcours exempt de reproche et inspirant pour nous ❤️❤️Merci Lucienne de nous aider à travers tes écrits ça me fait beaucoup de biens !

  3. ange

    Waoooo parcourt inspirant , un model de réussite . Une responsable a emploi jeune m’avait expliqué qu’il avait fait une demande de financement mais ceux ci ont mis assez de temps avant de le rappeler et quand cela avait été fait la réponse qu’il a donné c est qu’il a déjà commencé le business qui était déjà bien avancé. Aujourd’hui tout le service emploi jeune est tellement fière de lui……merci marée de lumière pour tes écrits qui nous donnent la force pour la réalisation de nos projets.

    1. Kouacou Ehony

      Très inspirant✨❤️

  4. Gemima

    C’est en effet inspirant pour nous qui faisons nos premiers pas dans l’entreupenariat. ❤️❤️Merci notre marée de lumière ??

  5. Kayne

    Un véritable modèle de jeunes et pour les personnes qui envisage se lancer dans l’entrepreneuriat. Merci Malu et bonne continuation

  6. BAMBA

    Wahou! Un modele hors paire!Je lisais, relisais sans me lasser tellement inspirant. La chance n’est que le résultat du travail acharné. Que Dieu nous aide à atteindre nos objectifs. Merci bcp notre MARée de Lumière.

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